shutterstock_1204439623.jpg

La Médiation des parts de soi

La médiation des parts de soi, est une approche thérapeutique qui visent à rencontrer les différents aspects de nous-mêmes et à remédier (guérir/réintégrer) les parties qui sont les plus en souffrance. Par une démarche d’écoute empathique et de traduction de ce qui a été vécu, les sensations physiologiques et émotionnelles associées à l’événement source se libèrent, ce qui permet à la part originelle de retrouver ses qualités intrinsèques.

  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn
  • Instagram

Un processus de libération émotionnelle profonde

L'être humain est composé de nombreuses sub-personnalités. Celles-ci sont autant de parties de nous mêmes, que d’instants de vie. Chaque partie comporte des qualités propres.

Du fait de certains épisodes de vie vécus comme douloureux, certains aspects intérieurs ont été mis sous cloche et continuent de vivre l’émotion initiale à la même intensité que lors de l’évènement originel. Lorsqu’une personne a été humiliée, blessée, effrayée ou qu’elle a ressenti un sentiment de honte, certaines de ses parties conservent ces émotions, les souvenirs et les sensations liés à ces expériences pénibles*.

Un système de défense se met en place au même moment, de manière à veiller à ce que ces parties touchées émotionnellement ne puissent pas être contactées dans le futur. En effet la puissance émotionnelle sous jacente a été perçue comme un danger pour l’équilibre psychique.

 

Ces gardiens (système de défense) élaborent alors des stratégies diverses pour qu’il y ait le moins de chance possible que ses aspects blessés se manifestent. On les appelle aussi « les managers ». Ils cherchent souvent à repousser ces émotions hors de la conscience et s’efforcent donc de reléguer ces parties qui se sentent vulnérables et fragiles. Ces parties tenues sous clé en quelque sorte, sont appelées les exilés*.

Pour donner un exemple concret, imaginons un enfant qui récite une poésie devant sa classe et que le groupe d’élèves se mettent à se moquer de lui. L’enfant va alors ressentir de la tristesse, peut être de la honte, l’envie de se cacher, de la culpabilité, mais ces émotions ne pourront pas se verbaliser dans l’instant.

Cet aspect intérieur va alors (de manière imagée) se retrouver dans une bulle émotionnelle, isolée du système.

La part gardienne, elle, va faire en sorte que durant les années suivantes, l’enfant ou le futur adulte qu’il va devenir va soigneusement éviter (de manière inconsciente) toute situation qui nécessite de parler en public.

 

D’autres aspects intérieurs peuvent intervenir si les parts gardiennes ne parviennent pas à assurer leurs rôles de protection de manière totale : celles-ci s’appellent les « pompiers ».

Comme leur nom l’indique, elles sont là pour éteindre le feu émotionnel lorsque l’aspect intérieur exilé est (malgré soi) réactivé. Afin de réduire ou d’éteindre cette émotion, la part pompier peut (toujours de manière inconsciente) amener la personne à développer des actions compulsives (manger sans savoir pourquoi, ne plus manger, passer du temps sur les réseaux sociaux, jouer aux jeux vidéos sur des temps prolongés, travailler excessivement, consommer de l’alcool, fumer au delà du raisonnable, faire des achats compulsifs etc…). En effet elle imagine que ceci va créer une forte dose dopaminergique qui va contribuer à absorber le stress en cours.

 

Si ces stratégies compulsives sont vécues de manière répétitives, plusieurs mois/années de suite elles créent un sillon neuronal et donc un chemin conduisant la personne à réagir comme cela de manière automatique.  

 

Dans l’exemple précédent cela pourrait correspondre à une situation qui pourrait ressembler à celle-ci :

Le petit garçon devenu grand est maintenant salarié d’une entreprise et son patron lui demande expressément de le remplacer pour une réunion très importante dans laquelle il devra intervenir oralement.

La part gardienne ne pourra pas empêcher ce qui va arriver (à moins qu’il refuse catégoriquement la mission) et la part pompier face à cette situation « gèrera » du mieux qu’elle pourra toutes les émotions qui seront réactivées. Cela pourra prendre différentes formes : avant la réunion (mal de ventre, malade, éruption cutanée, charge mentale, stress…) pendant la réunion (transpiration, augmentation du rythme cardiaque, bégaiement, perte de mémoire, tremblements…) et après la réunion (possible manifestations psychosomatiques).

 

La médiation des parts de soi propose d’aller rencontrer ces parts blessées (exilées), de leur donner l’empathie dont elles ont manquée et de libérer la charge émotionnelle et la charge mentale associée. Une fois réintégrées à l’Etre elles retrouvent leurs qualités originelles. Les parts gardiennes et pompier peuvent alors sortir de leurs rôles et la personne fera alors l'expérience de beaucoup plus de pouvoir personnel. Les anciennes stratégies de fuite ou combat seront effectivement moins empruntées voire abandonnées.


L’approche comprend les principes fondamentaux de l’IFS (Internal Family System), de la CNV (Communication Non Violente), du Focusing (E. Gendlin) ainsi que la philosophie de la Maïeusthésie et peut se rapprocher du recouvrement d’âme. 

Je vous invite à lire le texte sur le subconscient ci dessous afin de mieux comprendre la façon dont nous sommes structurés en interne.

*source IFS ASSOCIATION

Le subconscient

La psyché de l'adulte en devenir va se construire, jusqu’à 8/10 ans. Durant cette période ce n'est pas les meilleures expériences vécues que le cerveau va enregistrer mais la fréquence et la qualité de ces expériences quelles qu'en soient leurs natures.

La perception de ces expériences va s'enregistrer dans différentes parties du cerveau et la manière dont l'individu (l'enfant) va percevoir et va réagir à ces expériences va être enregistré de manière à constituer une base référente dans laquelle il pourra ensuite "piocher" lorsqu'il sera plus grand.

Ainsi chaque expérience ayant engagé la survie de l'individu est considérée comme valable. Aussi, au contact d'un stimulus, l'ordinateur (le cerveau) va chercher dans l'histoire de la personne une situation la plus proche possible de ce qu'elle vit dans l'instant pour enclencher la même nature de réaction.

 

L'ensemble de ces données accumulées pendant l'enfance constitue ce que l'on appelle "les croyances". Autrement dit ce sont des réactions automatiques que l'on pourrait comparer à des "habitudes" qui se sont ancrées très profondément dans l'être.

 

A l’âge adulte nous sommes gouvernés par 95% d'inconscient et seulement 5% de conscient. 

A qui s'adresse cet accompagnement ?

Thérapeute

Vous souhaitez remédier des aspects de vous-même qui vivent des inconforts, des mal-être, des blessures

L’accompagnement individuel vous donne les moyens de rencontrer et remédier (guérir/réintégrer) ces parts intrinsèques qui vivent des sensations d'inconfort ou de mal-être.

Cette approche permet aussi de "travailler" sur la peur de l'abandon, du rejet, de la trahison, de l'injustice, de l’humiliation, l'impuissance...

Vous souhaitez libérer certains blocages, peurs 

Cette approche vous permet de rencontrer les parts qui vivent dans la peur, transformer leurs croyances limitantes, et libérer la charge mentale associée.

Vous souhaitez être plus en paix avec vos choix

L’accompagnant vous aide à développer de la coopération entre vos différents aspects intérieurs, pour sortir de la culpabilité.

Etapes d'accompagnement

1: État de relaxation
 

 

Pendant quelques minutes, les yeux fermés l’accompagnant guide la personne afin qu’elle puisse expérimenter un état de relaxation léger (en ondes alpha).

2 : Mise en lumière des sensations corporelles, émotions, besoins

Par une série de questions ouvertes, la personne va mettre en lumière ses sensations corporelles, ses émotions et ses besoins, puis par un processus de désidentification, pourra (avec l'aide de l'accompagnant) entrer en lien avec ses différents aspects intérieurs.

3 : Remédiation des parts de soi

 

 

Lorsqu’elle aura dialogué avec ses parts intérieures et fait un processus profond de reconnaissance, alors (toujours avec l’aide de l’accompagnant) la charge émotionnelle est libérée et la part pourra alors de se réintégrer dans l’être et retrouver ses qualités originelles.
La séance se termine par un protocole de remerciement.

Les principes fondamentaux
de la Médiation des parts de soi

l’IFS (Internal Family System), de la CNV (Communication Non Violente), du Focusing (E. Gendlin)

ainsi que la philosophie de la Maïeusthésie et peut se rapprocher du recouvrement d’âme. 

 

IFS - Internal Family System

IFS sont les initiales de Internal Family Systems (système familial intérieur). L’IFS est un outil psychothérapeutique qui a été modélisé aux États-Unis par Richard Schwartz dans les années 90.

Ce modèle s’appuie sur deux postulats : nous sommes composés de nombreuses sous-personnalités (parties) et de les reconnaître permet de créer un espace de guérison pour les comprendre et les aider à vivre plus harmonieusement.

Avec ce modèle, nous développons notre aptitude à accueillir avec curiosité et bienveillance ce qui nous habite, nos conflits intérieurs, nos réactions face aux autres, à la vie. C’est à la fois un modèle, une méthode et un art de vivre.

L’accompagnement avec l’IFS est adaptée à tous, aussi bien aux enfants, aux adolescents, qu’aux adultes, aux couples et aux familles. Que vous soyez en grande souffrance, que vous ayez juste besoin d’une aide à un moment clé de votre vie ou que vous cherchiez à mieux vous connaître,  cet accompagnement vous permet de prendre du recul et de dépasser des situations de blocage.

source : https://ifs-association.com/

 

CNV - Communication Non Violente

La CNV a été développée par le psychologue américain Marshall B. Rosenberg (photo ci dessous). Bien plus qu'un outil, la CNV incarne une vraie philosophie de vie et nous invite à nous (re)connecter avec la source de vie qui nous habite. En nous apprenant à sortir des jugements envers nous même et les autres, la CNV nous guide à ne plus raisonner en mode binaire : "bien/mal" "juste/faux" "normal/anormal" (etc...), mais à nous rejoindre mutuellement sur la dynamique des besoins.

Dans la dimension de l'accompagnement, le thérapeute formé en CNV proposera un cadre exempt de jugements, une posture neutre, un espace d'accueil élargit et une qualité d'écoute qui permettra aux aspects intérieurs de s'exprimer le plus authentiquement possible. 

plus d'information sur : https://www.cnvformations.fr/

AVT_Marshall-B-Rosenberg_2904.jpeg
 

Focusing

NAISSANCE DE L'APPROCHE 

Le focusing a été initié par Eugene Gendlin (1926 - ). Eugene Gendlin fut un proche collaborateur de Carl Rogers (1902-1987), psychologue américain qui donna naissance au courant humaniste comme troisième voie (entre la psychanalyse et le béhaviorisme). 

Au départ, Gendlin était philosophe, de tradition phénoménologique. Il s'intéressait au langage et plus particulièrement à la naissance du sens : comment les mots qui sont des "signes abstraits" prennent-ils sens ? Comment le langage qui est constitué de "codes", nous parle-t-il ? Réponse : parce que le langage n’est pas uniquement abstraction, il est relié à notre expérience corporelle, et c'est cette expérience qui donne sens aux concepts.

 

Pour mieux étudier cette question Gendlin se rapproche de la sphère de la psychothérapie, puisque là, les gens y parlent de leur expérience et de ce qu’ils vivent. En effet, les clients cherchent à traduire en mots ce qu’ils ressentent plus ou moins confusément pour trouver du sens à ce qu’ils vivent, pour mieux se comprendre et accéder à un changement bénéfique. 

C'est ainsi qu'en 1952, Gendlin rejoint l'équipe de Rogers (université de Chicago), il y apprend la psychothérapie et continue ses recherches sur le rapport langage-expérience-signification (Experiencing and creation of meaning, 1962) en étudiant ce qui se passe en psychothérapie. 

A quoi le mènent justement ses recherches ? Il découvre, en écoutant les enregistrements de psychothérapies, qu’il peut prédire, dès la première ou seconde séance, la réussite ou non de la thérapie. En fonction de quoi précisément peut-il prédire cette réussite ? En fonction de la manière dont le client s'y prend avec lui-même. 

En effet, si le client, au lieu de parler et d'alimenter son discours anecdotique, est capable de faire silence et de consulter ce qu'il ressent à l'intérieur de lui, il se rapproche de ce qui est important pour lui par le biais de l’expérience ressentie corporellement. Il ne fait donc pas que penser, analyser, réfléchir, il écoute, au-delà des mots et en résonance à ce qu’il dit, une impression floue mais significative qui ne s’est pas encore traduit en mots.

 

De lui-même, le client « doué » va pouvoir explorer et exploiter cette impression pour trouver de nouvelles réponses et entrevoir de nouvelles solutions. Ainsi, il s'appuie sur des repères internes d'ordre corporel et expérientiel pour préciser sa pensée, détecter ce qui est important pour lui, écouter vers quoi il a envie d’aller et ajuster ses comportements : comme si quelque chose le guidait de l’intérieur vers ce qui est juste pour lui.

Cette succession d'actes mentaux que le client exécute sans en avoir une réelle conscience, Gendlin va la mettre en évidence et l'expliciter. Il en tire une pratique précise qu'il appelle Focusing (1978) qu'il décline en étapes, comme autant de balises sur le chemin intérieur d’ajustement entre la pensée et l’expérience (congruence de Rogers). Ce repérage va permettre à chacun (thérapeute, client, ou tout autre personne) de mieux exploiter les ressources expérientielles. 

 

LE PROCESSUS

Il s'agit, en rapport avec une situation, une question ou une problématique, de laisser dans un premier temps se former une impression vague et globale ressentie corporellement, que nous appelons le sens corporel (felt sense) de la situation et que nous pouvons attraper (symboliser) par sa "prise" (handle).

 

A partir de là, dans un deuxième temps, nous laissons émerger le message véhiculé implicitement par ce sens corporel - il est très important que ce soit un processus d'émergence et non d'analyse ou d'interprétation. Le messsage apparaît spontanément à la conscience.

 

L’explicitation de ce message qui est un nouvel éclairage sur la situation, produit alors, dans un troisième temps, un mouvement corporel (felt shift) qui atteste du changement en modifiant le sens corporel initial. Le sens corporel se dissipe attestant la fin du processus (soulagement, dissipation des tensions, bien-être) ou laisse place à un nouveau cycle de focusing.

 

Selon Gendlin, tout le monde peut apprendre cette procédure, en particulier les thérapeutes afin de s'en servir pour eux-mêmes et pour l'apprendre à leurs clients. Cette procédure est un processus naturel, spontané dont on s’est éloigné (pour se soumettre à des exigences extérieures qui nous ont conduit à nier ou falsifier notre expérience intérieure) mais que nous pouvons retrouver en conscience. 

source : Au corps de l'expérience par le focusing : vers l'accomplissement de l'être - Bernadette Lamboy - Athènes - mai 2OO7 

plus d'information sur : https://www.diffusion-focusing.org/wp/eugene-gendlin/

 

Maieusthésie

Le mot « maïeusthésie » définit d’une part une certaine approche de la communication, et d’autre part une façon innovante d’envisager et de mettre en oeuvre l’accompagnement psychologique.

ORIGINE : 

Thierry Tournebise (1951) en est le fondateur. Il est psychosomaticien en 1977, psychothérapeute depuis 1979 et formateur auprès de personnel soignant depuis 1988. Auteur de trois ouvrages et d’un site Internet de plus de 1150 pages librement accessibles, il met à la disposition des lecteurs une abondante documentation.

Le mot « maïeusthésie » est composé du grec maieutkê, « (art) d’accoucher quelqu’un » (le Robert Dictionnaire historique de la langue française) et de aisthanesthai (origine indoeuropéenne) « sentir, percevoir » (Ibid), qu’on retrouve dans « anesthésie » avec « an » privatif. « Maïeusthésie » désigne donc « l’art d’être sensible au processus d’accouchement, de naissance du Soi ». Il s’agit d’une approche où priment l’humain et l’expérience vécue, libre de toutes écoles de pensée. La maïeusthésie est cependant théorisée avec précision et située clairement au sein des théories existantes en psychologie.

Pour le praticien en maïeusthésie, l’aide psychologique est abordée de façon humaniste et intégrative puisque tenant compte de nombreuses approches : Psychanalyse (Karl Jung, Donald Wood Winnicott), psychologie existentielle et humaniste (Karl Jaspers, Carl Rogers, Abraham Maslow, Rollo May), Focusing (Eugène Gendlin), cognitivisme (Jerome Bruner), psychocorporel (Gerda Boyesen), et aussi bien les TCC (thérapies comportementales et cognitives), que ce qui est psychodrame (Jacob Levy Moreno), que la Gestalt thérapie (Fritz Perls, Laura Perls et Paul Goodman), que l’haptonomie (Franz Veldman)…

La maïeusthésie ne peut être assimilée à aucune de ces approches, et aucune de ces approches ne peut être assimilée à la maïeusthésie. Mais nous trouverons des zones de proximités car de nombreux praticiens ont pointé des éléments majeurs et il est naturel de trouver des passerelles entre leurs propos.

L'ACCOMPAGNEMENT : 

Le praticien en maïeusthésie considère un être en souffrance psychologique comme cherchant à intégrer une part de soi restée en suspend.

Le plus souvent, le symptôme disparaît suite à la mise en oeuvre de la maïeusthésie, aussi serait-on tenté de parler de « psychothérapie ». Pourtant, en maïeusthésie, on ne considère jamais la disparition du symptôme comme une guérison, mais seulement comme l’accomplissement de ce qui était en gestation. Le symptôme, en maïeusthésie ne disparait pas parce qu’il est « guéri », mais par ce qu’il a « cessé d’être nécessaire ». De la même façon qu’une femme qui a accouché n’est pas « guérie de sa grossesse » (bien qu’avec certitude elle ne soit plus enceinte), un sujet n’ayant plus son symptôme n’est tout simplement plus en « gestation de lui-même » concernant cette part de Soi qui manifestait un besoin de « venir au monde ».

Bien que l’aide psychologique délivrée en maïeusthésie soit plus que signifiante, et que les symptômes y disparaissent (sans être simplement déplacés, mais disparaissent vraiment), celle-ci ne correspond pas vraiment à l’idée de psychothérapie. En effet, elle cherche plus à « mettre au monde » qu’à « guérir ». C’est sans doute un point qui la distingue particulièrement de nombreuses autres approches.

source : Maïeusthésie Définition – Origines - Domaines de mises en oeuvre - Documentation

Contact

N'hésitez pas à me contacter

+33 7 60 22 12 60